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Sous les papiers
Suis revenue sur le lieu. Un lieu-dit… devenu une maison, où ont grandi 5 générations d’une famille, de quoi transformer les murs en une mémoire, comme s’il s’agissait d’un personnage, hanté par des non-dits. La maison de famille, c’est la mienne, et j’y suis donc revenue pour l’anniversaire du décès de maman. La question de la maison et des non-dits m’obsèdent, c’est pourquoi je tricote dans ce texte de curieux élastiques entre l’auteur (belge) Antoine Wauters , le réalisate
Marie-Anne Lorgé
il y a 4 heures


Intranquillité
Avant-hier, j’ai entendu les «kroos» d’un premier peloton de grues cendrées… et appris que le mimosa était déjà en fleurs. Une précocité qui suscite un ressenti mitigé, une bouffée d’optimisme mâtinée d’une dose d’inquiétude, dopée par le possible sursaut d’un froid polaire. Tous/toutes, nous sommes ainsi faits, entre deux chaises, comme des héros intranquilles du quotidien. Ah, l’intranquillité ! Un mot que je trouve joli, alors même qu’il colle à la paranoïa du monde co
Marie-Anne Lorgé
18 janv.


Floconneux
Si je vous en parle, de la neige, c’est parce qu’elle risque de disparaître comme elle est venue, et parce que, vivant entre champ et forêt, hormis le cortège des tracteurs, il n’y a que mes traces de pas dans la poudreuse, mes noires empreintes dans ce blanc qui, tout éphémère qu’il soit – et sans doute parce qu’il est précisément éphémère – , offre le spectacle d’un magique coup de gomme, plus rien de boueux, ni de houleux. Une sensation d’éternité, et puis, le silence. Et
Marie-Anne Lorgé
8 janv.


En sept lettres
Matin givré. Un peu de craie, un calcaire fragile à l’allure de meringue, colle aux écorces noires habitées par le silence. Paysage typique hivernal qui te fiche l’envie de te blottir sous des coussins – avec un bouquin, à prise lente, sans doubler la dose, jusqu’à ce qu’il te tombe des mains – ou, vêtu(e) comme un Inuit, de partir à petites foulées au bout de la campagne, dans la forêt, histoire de laper l’air pur… avant que sonne minuit – il se peut d’ailleurs qu’à l’heure
Marie-Anne Lorgé
31 déc. 2025
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