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A l’essentiel
Contrairement à une idée bien ancrée, l’automne n’a pas débuté le 21 septembre, eh non, cette année la nouvelle saison attend l'équinoxe… ce mercredi 23 septembre. Il n’empêche, la terre a déjà entamé son travail de mémoire, elle nous raconte ses songes de nuits d’été en descendant l’abat-jour de la lumière, en semant des brouillards, en mettant des petites laines sur les aubes et les crépuscules. C’est le temps du cynorrhodon (ou poil à gratter), le faux-fruit de l'églantier
Marie-Anne Lorgé
il y a 2 jours


D’abord la lumière
Les histoires d’amour finissent mal en général, cette phrase conclut le refrain de Marcia Baïla, la chanson emblématique des Rita Mitsouko, groupe composé par un duo fusionnel qui a rejoint les étoiles, Fred Chichin (parti en 2007) et Catherine Ringer, une comète insolente, une derviche trash, cette voix qui avait le diable au corps et qui vient impunément de s’éteindre… Il n’empêche, moi, c’est une histoire d’amour qui n’en finit pas de ne pas finir que je tente par ceux-là,
Marie-Anne Lorgé
18 sept.


Grand rêveur
Vous m’avez manqué – là où les fleurs en papier s’échangent contre des coquillages, une tradition qui se perpétue en bord de mer du Nord (visuel ci-dessous), un jeu pas que d’enfants pour une autre notion de la monnaie et surtout, pour entrer en relation avec les autres… Le mois d’août s’est donc échappé, et je ne vous ai pas parlé de l’éclipse solaire … qui a remis au goût du jour le tube Total Eclipse of the Heart de la Galloise Bonnie Tyler (qui s’est éteinte le 8 juill
Marie-Anne Lorgé
5 sept.


Jeu & noeud
C’est J- 8 avant l’éclipse solaire quasi-totale (le 12 août). En attendant, pendant que tout brûle, les aoûtiens (les vacanciers) hésitent entre tongs (ou Smartphone coincé dans le slip de bain) et introspection sur les chemins de Compostelle. Tout est question de pieds… de leur goût du sable ou d’un temps à retrouver pour soi. Pour l’heure, je regarde le monde en arrosant mon jardin…. Et juste l’envie de vous partager deux rencontres. Avec des électrons singuliers, qui émarg
Marie-Anne Lorgé
5 août


L’été à coeur
Le carillon du marchand de glaces traverse le village comme une madeleine de Proust… A perte de vue, des tiges de blé coupées en gros rouleaux. Des champs qui ont des allures de bowling tout blond. Les moissons sont déjà faites. Précoces. Jusqu’à un mois plus tôt qu’il y a 40 ans. Il n’empêche, l’azuré (ou argus commun), minuscule petit papillon bleu aux ailes découpées en coeur, continue son festin dans l’armoise, jusqu’au vertige. Et je marche, et je respire, et j’ai une c
Marie-Anne Lorgé
29 juil.


Retour du Sud
Suis de retour d’un périple torride, par la canicule qui sévit et par l’offre artistique pléthorique dont Arles et Avignon sont coutumières. Arles – avec ses Rencontres photographiques – et Avignon – scène théâtrale géante jusqu’au 25 juillet, avec ses 1.700 spectacles dans le Off, ses plusieurs dizaines de créations dans le In, ses 1.250 représentations jouées par jour, ses rues où se perdre, ses affichages sauvages, ses «tractages» (cortèges de comédiens qui haranguent le b
Marie-Anne Lorgé
21 juil.


Regards pluriels
On y est presque. Au temps libéré de l’été, avec son devoir, le «il faut partir»… ancré dans notre mode de vie. Sauf que les préparatifs de départ cannibalisent parfois un cerveau déjà en overdose. Alors, parfois, plutôt que de charger la mule, l’option, c’est rester chez soi, ou pas loin, et d’abord, retrouver du temps à soi. En tout cas, les vacances racontent qui nous sommes. Et à leur façon, les festivals aussi – dont les barnums que sont Avignon, l’une des plus anciennes
Marie-Anne Lorgé
1 juil.


A voix basse
Le jour le plus long, c’est dimanche 21 juin, encore 4 jours à attendre… le solstice d’été, ce phénomène astronomique perfusé par une luminosité magique. 18h, c’est le moment que je préfère pour boire la lumière entre les arbres, ces gardiens du monde qui n’ont aucune idée de ce qu’est l’abandon ou qui font semblant de ne pas en souffrir, tout pleins qu’ils sont d’histoires, de cabanes, de baisers clandestins, de promesses, d’attentes, de pas emboîtés en silence. Merveilleux
Marie-Anne Lorgé
18 juin


A voix basse
Le jour le plus long, c’est dimanche 21 juin, encore 5 jours à attendre… le solstice d’été, ce phénomène astronomique perfusé par une luminosité magique. 18h, c’est le moment que je préfère pour boire la lumière entre les arbres, ces gardiens du monde qui n’ont aucune idée de ce qu’est l’abandon ou qui font semblant de ne pas en souffrir, tout pleins qu’ils sont d’histoires, de cabanes, de baisers clandestins, de promesses, d’attentes, de pas emboîtés en silence. Merveilleux
Marie-Anne Lorgé
17 juin


Libre ton
D’abord, deux initiatives qui rappellent que la musique, langage universel, est une expérience de résistance, de réparation et de réconciliation (dis, le monde, t’as entendu?). Du coup, postulons le solstice d’été, dans 15 jours. En clair, le 21 juin, c’est le premier jour de l’été… généralement célébré en trompettes et fanfares… à travers le monde depuis 1982, avec la création de la Fête de la musique. Sauf qu’à Luxembourg, l’édition 2026 de cette musicale fête populaire ava
Marie-Anne Lorgé
7 juin


De fil en aiguille
Inviter le paysage dans la maison (avec Sven Kroner), suivre des fils de couleurs et de perles qui racontent une histoire d’amour mère-fille (avec Aurélie d’Incau), égrener le passage du temps dans la Biennale de Strassen, se laisser surprendre par une peintre hors normes et hors du temps (à savoir: Berthe Brincour), c’est ma promenade du jour… Avant de mettre un pied devant l’autre, plongée en apnée dans les (urgents) chemins de traverse de cette promenade du jour… Des che
Marie-Anne Lorgé
5 juin


Itinérances
C’était l’heure du vol plané des hirondelles. Le soleil pas encore vraiment couché et la lune pas encore vraiment levée. Elles valsaient comme des virgules dans le rose d’un ciel exténué par la chaleur, mais pacifié, détendu… comme après l’amour. J’étais assise sur le vieux banc rescapé de la maison de famille. Assise face au jardin, vue sur l’herbe non encore fauchée, au point de monter jusqu’à mes genoux. Avec une sensation de vivant sauvage qui me troublait. Un trouble déj
Marie-Anne Lorgé
28 mai


Dans le sens du poil
Si on désespérait d’encore connaître leurs humeurs, eh bien, voilà, cette année, on est rassurés, les saints de glace ont bel et bien frappé… dans un mai truffé de fériés favorables au jardinage et… à l’envie d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. En tout cas, ce n’est pas de la Croisette – l’Hollywood boulevard du festival de Cannes – que je vous rapporte des échos artistiques, mais… d’Arles, autre ville d’une autre lumière, celle de la photographie. Sublimée tout
Marie-Anne Lorgé
21 mai


A tire-d’aile
C’est mai, et je vous envoie la joie, en rien naïve, une question de résistance. C’est donc mai, le mois des roses et des asperges, le mois des «fais ce qu’il te plaît», des tomates et courgettes plantées après les saints de glace, des premiers déjeuners en terrasse et des fériés en bouquet. C’est aussi une montée de sève artistique: je vous propose ainsi des histoires d’oiseaux – cfr visuel ci-dessus, vidéo de Ludovic Hadjeras (au «Casino») –, de textile, de paysages et autr
Marie-Anne Lorgé
14 mai


Lisières
L’air est à la fois doux et frais, plein de lilas, et ça vous donne des envies de cache-cache d’enfance, de cabane enfouie dans le pommier, de flânerie au bord de l’eau, aussi de guinguette, ça vous met en joie, aussi en amour, une impression de voler, de boire la lumière, de croire encore au champ des possibles, et bien des mots de poètes racontent tout ça. Dans ce temps aussi suspendu que stimulant, je vous emmène dans un lieu particulièrement sensible aux saisons, où des a
Marie-Anne Lorgé
30 avr.


Leçon de choses
Suis de retour d’un moment divin, passé dans le plus petit village du Luxembourg, Rindschleiden (commune de Groussbus-Wal), une carte postale qui affole les fous de nature, de patrimoine et de vie-lâcher prise cultivée entre un bistrot, un presbytère, une église – un petit bijou d’atmosphère que cette église de St-Willibrord fondée au Xe siècle, reconstruite au XVIe siècle, avec fresques médiévales couvrant 170 m2, ouverte tous les jours jusque 19.00h – et une ferme, lieu du
Marie-Anne Lorgé
25 avr.


Sur le vif
Tout va bien dans le plus désastreux des mondes, les vaches sont de retour dans les prés, où les pissenlits se mangent par la racine. En tout cas, du jaune dans la chlorophylle , c’est ça le décor d’avril, où il est de bon ton de ne pas se découvrir d’un fil, ce qui a par ailleurs inspiré le poète T.S. Eliot ( Nobel de littérature en 1948) de le traiter de mois cruel parce qu’il engendre des lilas qui jaillissent de la terre morte. Toujours est-il que c’est le moment du remue
Marie-Anne Lorgé
18 avr.


C'est le merle qui le dit
Les cloches, poules et autres lapins de Pâques ont donc pondu leur chocolat… Les prunelliers et les cerisiers sont en fleurs, des cerisiers à fleurs blanches en l’occurrence, et le merle noir à bec jaune s’ébroue dans le plumetis: arrêt sur image magique. Surtout ne pas bouger, juste envie de communier avec ce moment intense qui t’emporte comme en une sorte d’état d’ivresse… Je m’ébroue avec le merle, jette un oeil sur le jour, mon café noir en a profité pour refroidir. Pas g
Marie-Anne Lorgé
8 avr.


A l’heure des jacinthes
Mon père adorait les jacinthes… Il ajoutait, sans transition aucune, que si les oiseaux volaient sur le dos, ce serait pour ne pas voir le chaos. Sinon… Il a fait un vent à affoler les cerfs-volants. Aussi les nuages, éternels migrants (d’ailleurs célébrés ce 28 mars, je l’ai appris en sirotant mon café matinal et j’ai passé des heures les yeux levés au ciel, un torticolis de toute beauté). A part ça, c’en est fini des carnavals, les visages de carton sont remisés mais pas l
Marie-Anne Lorgé
30 mars


Ecrire, hurler sans bruit
En plein bouchon autoroutier, alors que mes essuie-glaces bataillent avec une timide giboulée (forcément de mars) et que ma radio régurgite les fractures du monde, j’entends Alice on the Roof dire, dans sa dernière chanson, que pour se sentir mieux, elle met un peu de sucre sur la douleur –une proposition plutôt séduisante à 15 jours d’une invasion de chocolat… pour cause d’œufs de Pâques, avec, en passant, une bascule à l’heure d’été. En tout cas, cette fois, ça y est, on es
Marie-Anne Lorgé
18 mars
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