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L’été à coeur
Le carillon du marchand de glaces traverse le village comme une madeleine de Proust… A perte de vue, des tiges de blé coupées en gros rouleaux. Des champs qui ont des allures de bowling tout blond. Les moissons sont déjà faites. Précoces. Jusqu’à un mois plus tôt qu’il y a 40 ans. Il n’empêche, l’azuré (ou argus commun), minuscule petit papillon bleu aux ailes découpées en coeur, continue son festin dans l’armoise, jusqu’au vertige. Et je marche, et je respire, et j’ai une c
Marie-Anne Lorgé
il y a 17 heures


Retour du Sud
Suis de retour d’un périple torride, par la canicule qui sévit et par l’offre artistique pléthorique dont Arles et Avignon sont coutumières. Arles – avec ses Rencontres photographiques – et Avignon – scène théâtrale géante jusqu’au 25 juillet, avec ses 1.700 spectacles dans le Off, ses plusieurs dizaines de créations dans le In, ses 1.250 représentations jouées par jour, ses rues où se perdre, ses affichages sauvages, ses «tractages» (cortèges de comédiens qui haranguent le b
Marie-Anne Lorgé
21 juil.


Regards pluriels
On y est presque. Au temps libéré de l’été, avec son devoir, le «il faut partir»… ancré dans notre mode de vie. Sauf que les préparatifs de départ cannibalisent parfois un cerveau déjà en overdose. Alors, parfois, plutôt que de charger la mule, l’option, c’est rester chez soi, ou pas loin, et d’abord, retrouver du temps à soi. En tout cas, les vacances racontent qui nous sommes. Et à leur façon, les festivals aussi – dont les barnums que sont Avignon, l’une des plus anciennes
Marie-Anne Lorgé
1 juil.


A voix basse
Le jour le plus long, c’est dimanche 21 juin, encore 4 jours à attendre… le solstice d’été, ce phénomène astronomique perfusé par une luminosité magique. 18h, c’est le moment que je préfère pour boire la lumière entre les arbres, ces gardiens du monde qui n’ont aucune idée de ce qu’est l’abandon ou qui font semblant de ne pas en souffrir, tout pleins qu’ils sont d’histoires, de cabanes, de baisers clandestins, de promesses, d’attentes, de pas emboîtés en silence. Merveilleux
Marie-Anne Lorgé
18 juin


A voix basse
Le jour le plus long, c’est dimanche 21 juin, encore 5 jours à attendre… le solstice d’été, ce phénomène astronomique perfusé par une luminosité magique. 18h, c’est le moment que je préfère pour boire la lumière entre les arbres, ces gardiens du monde qui n’ont aucune idée de ce qu’est l’abandon ou qui font semblant de ne pas en souffrir, tout pleins qu’ils sont d’histoires, de cabanes, de baisers clandestins, de promesses, d’attentes, de pas emboîtés en silence. Merveilleux
Marie-Anne Lorgé
17 juin


Libre ton
D’abord, deux initiatives qui rappellent que la musique, langage universel, est une expérience de résistance, de réparation et de réconciliation (dis, le monde, t’as entendu?). Du coup, postulons le solstice d’été, dans 15 jours. En clair, le 21 juin, c’est le premier jour de l’été… généralement célébré en trompettes et fanfares… à travers le monde depuis 1982, avec la création de la Fête de la musique. Sauf qu’à Luxembourg, l’édition 2026 de cette musicale fête populaire ava
Marie-Anne Lorgé
7 juin


De fil en aiguille
Inviter le paysage dans la maison (avec Sven Kroner), suivre des fils de couleurs et de perles qui racontent une histoire d’amour mère-fille (avec Aurélie d’Incau), égrener le passage du temps dans la Biennale de Strassen, se laisser surprendre par une peintre hors normes et hors du temps (à savoir: Berthe Brincour), c’est ma promenade du jour… Avant de mettre un pied devant l’autre, plongée en apnée dans les (urgents) chemins de traverse de cette promenade du jour… Des che
Marie-Anne Lorgé
5 juin


Itinérances
C’était l’heure du vol plané des hirondelles. Le soleil pas encore vraiment couché et la lune pas encore vraiment levée. Elles valsaient comme des virgules dans le rose d’un ciel exténué par la chaleur, mais pacifié, détendu… comme après l’amour. J’étais assise sur le vieux banc rescapé de la maison de famille. Assise face au jardin, vue sur l’herbe non encore fauchée, au point de monter jusqu’à mes genoux. Avec une sensation de vivant sauvage qui me troublait. Un trouble déj
Marie-Anne Lorgé
28 mai
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