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Juste ralentir
Avec son gris têtu, février a l’allure d’un ciel inconsolable – une eau de là-haut où les nuits sont si longues, mais où le temps n’oublie rien (à toi, ma soeur, mon âme sœur, quelque part dans l’eau de l’au-delà…). Le gris est donc têtu. Mais dans ce ciel si bas –- à tel point, selon Brel, qu’un canal s’y perd –, en quelques clochettes blanches muettes, les perce-neige font de la résistance. Et elles ne sont pas les seules, puisque ce qui nous change la vie dans ce post, c’
Marie-Anne Lorgé
il y a 1 heure


Entre chien et loup
Elles sont encore passées en escadrons serrés, les grues cendrées, parfois confondues aux oies sauvages, en tout cas, architectes de V graphiques fascinants, signes avant-coureurs du printemps. Ce sont aussi elles qui furent les sentinelles du dernier lever de jour de ma mère, ou de sa première nuit immortelle. Et la fulgurance qui me déchire ce matin – faisant écho aux mots et à la lancinance du romancier poète Antoine Wauters – , c’est qu’ il y a des manques dont on ne gué
Marie-Anne Lorgé
4 févr.


Sous les papiers
Suis revenue sur le lieu. Un lieu-dit… devenu une maison, où ont grandi 5 générations d’une famille, de quoi transformer les murs en une mémoire, comme s’il s’agissait d’un personnage, hanté par des non-dits. La maison de famille, c’est la mienne, et j’y suis donc revenue pour l’anniversaire du décès de maman. La question de la maison et des non-dits m’obsèdent, c’est pourquoi je tricote dans ce texte de curieux élastiques entre l’auteur (belge) Antoine Wauters , le réalisate
Marie-Anne Lorgé
27 janv.


Intranquillité
Avant-hier, j’ai entendu les «kroos» d’un premier peloton de grues cendrées… et appris que le mimosa était déjà en fleurs. Une précocité qui suscite un ressenti mitigé, une bouffée d’optimisme mâtinée d’une dose d’inquiétude, dopée par le possible sursaut d’un froid polaire. Tous/toutes, nous sommes ainsi faits, entre deux chaises, comme des héros intranquilles du quotidien. Ah, l’intranquillité ! Un mot que je trouve joli, alors même qu’il colle à la paranoïa du monde co
Marie-Anne Lorgé
18 janv.
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