top of page


C'est le merle qui le dit
Les cloches, poules et autres lapins de Pâques ont donc pondu leur chocolat… Les prunelliers et les cerisiers sont en fleurs, des cerisiers à fleurs blanches en l’occurrence, et le merle noir à bec jaune s’ébroue dans le plumetis: arrêt sur image magique. Surtout ne pas bouger, juste envie de communier avec ce moment intense qui t’emporte comme en une sorte d’état d’ivresse… Je m’ébroue avec le merle, jette un oeil sur le jour, mon café noir en a profité pour refroidir. Pas g
Marie-Anne Lorgé
il y a 2 jours


A l’heure des jacinthes
Mon père adorait les jacinthes… Il ajoutait, sans transition aucune, que si les oiseaux volaient sur le dos, ce serait pour ne pas voir le chaos. Sinon… Il a fait un vent à affoler les cerfs-volants. Aussi les nuages, éternels migrants (d’ailleurs célébrés ce 28 mars, je l’ai appris en sirotant mon café matinal et j’ai passé des heures les yeux levés au ciel, un torticolis de toute beauté). A part ça, c’en est fini des carnavals, les visages de carton sont remisés mais pas l
Marie-Anne Lorgé
30 mars


Ecrire, hurler sans bruit
En plein bouchon autoroutier, alors que mes essuie-glaces bataillent avec une timide giboulée (forcément de mars) et que ma radio régurgite les fractures du monde, j’entends Alice on the Roof dire, dans sa dernière chanson, que pour se sentir mieux, elle met un peu de sucre sur la douleur –une proposition plutôt séduisante à 15 jours d’une invasion de chocolat… pour cause d’œufs de Pâques, avec, en passant, une bascule à l’heure d’été. En tout cas, cette fois, ça y est, on es
Marie-Anne Lorgé
18 mars


Histoires partagées
Alors que j’observais les premiers émois du magnolia de mon voisin, j’ai capté cette phrase amère: «Pendant que la planète s’embrase partout, le quidam se met la tête dans le sable», entendez par là qu’il se borne à parader en cortèges carnavalesques – toujours nombreux un peu partout, tout comme les grands bûchers censés chasser l’hiver. Eh quoi? C’est tout de même faire injure à la liesse populaire que le folklore peut générer. Certes, j’avoue craindre les bains de confett
Marie-Anne Lorgé
11 mars
bottom of page
