D’abord la lumière
Les histoires d’amour finissent mal en général, cette phrase conclut le refrain de Marcia Baïla, la chanson emblématique des Rita Mitsouko, groupe composé par un duo fusionnel qui a rejoint les étoiles, Fred Chichin (parti en 2007) et Catherine Ringer, une comète insolente, une derviche trash, cette voix qui avait le diable au corps et qui vient impunément de s’éteindre…
Il n’empêche, moi, c’est une histoire d’amour qui n’en finit pas de ne pas finir que je tente par ceux-là, les artistes, qui ont le pouvoir magnifique des sensations qui échappent aux mots.
Alors….
En cas d’impérieux besoin de tout couper face à l’overdose, préférez Compostelle à Venise. Et c’est pourtant sur les canaux de la Sérénissime que je vous emmène, et précisément là, sur la Salute, dans l’extrémité sud du quartier de Dorsoduro, à la Casa San Lorenzo qui abrite Fiat Lux – formule latine de «Que la lumière soit» –, une expo qui réunit des artisans d’art luxembourgeois, initiée par De Mains De Maîtres – je vous guide plus bas.
Si Venise n’est pas sur votre trajectoire, sachez que parmi les créateurs de Fiat lux, il y a Yanis Miltgen, jeune talent déjà reconnu et primé à l’international, qui, actuellement, depuis ce 16 septembre et jusqu’au 7 novembre, installe Poetry of Growth chez MOB-ART studio, à Luxembourg (Avenue Porte Neuve), un jardin imaginaire d’une extrême délicatesse habité de fleurs (roses, mimosas, coquelicots, pétales de cerisiers) et autres végétaux nés du crochet, de la maille, du tissage, d’une broderie d’art sensible aux émotions des saisons. La nature reconstruite par la main, par le fil, y est porteuse de récits, d’une réflexion aussi sur l’éphémère, la mémoire et la fragilité du vivant.
Chaque fleur est réalisée individuellement avant d’être bouturée à des structures flexibles, et l’ensemble de ces tiges/floraisons compose un paysage délicieusement silencieux, d’une élégance et d’une minutie rares, où le temps se perd. C’est tout bonnement magique (visuel ci-dessous). A cueillir d’urgence et sans modération.
Sachez aussi, dans le même déplacement (Venise-Luxembourg), que la feutrière Carine Mertes et la céramiste Ellen van der Woude se retrouvent toutes deux dans l’expo collective (18 artistes) que la Millegalerie, à Beckerich, monte en bouquet dès ce 26/09 pour célébrer son 15e anniversaire – j’y serai, je vous raconterai.

En même temps, à cette heure de lumière qui se tamise, d’après-midis qui s’étirent, alors que vous avez encore du sable dans le fond des poches, je vous propose d’extraire le sublime de l’ordinaire, d’attraper le monde par le paysage et donc, de rencontrer 3 plasticiens qui éclairent autrement les liens, aussi fragiles qu’essentiels, qui nous unissent à la terre.
En l’occurrence, il s’agit de Jérôme Bouchard (visuel d’une oeuvre ci-dessous), de Frédéric Fourdinier et d’Emilia Stéfani-Law, tous trois réunis dans une expo qui jette une lumière différente sur ce qui nous entoure et qui pour la cause s’intitule Adret, mot qui désigne le versant d’une vallée le plus exposé au rayonnement solaire. Et ça se passe dans un lieu irrésistible, le site de Montauban-Buzenol, là où le CACLB (Centre d’art contemporain du Luxembourg belge) n’en finit pas de tricoter des récits entre forêt et magiciens d’art – j’y viens juste un peu plus bas.

Avant d’allumer votre regard entre ces deux sources de lumière, Venise et Montauban, j’ose une parenthèse au cube pour épingler ce qui ne se rate pas en ces jours annonciateurs de tempête de rentrée artistique.
D’abord, il y a wet dreams, la nouvelle création de Valerie Reding – en collaboration avec 3 performeurs, Bast Hippocrate, William Cardoso et Genosidra – à la Kulturfabrik Esch encore ce 18/09, à 20.00h. Wet dreams (60 min.) offre une viscérale exploration du désir, de l’intimité et des fragiles espaces qui existent entre nous. Réserv.: inscriptions@kulturfabrik.lu, ou tél.: 55.44.93-1.
Notez d’emblée que la même Kulturfabrik propose Poésie Plus, un festival de poésie… avec un twist, soit, un espace d’expérimentation, de participation et de rencontres (en compagnie de 40 artistes) histoire de découvrir la littérature autrement et d’explorer ce qui se passe lorsque les mots rencontrent d’autres formes. C’est parfois intime, parfois exubérant, pluridisciplinaire et multilingue, entre Schubert et shredding, rave et rêverie, trois jours durant, les 25, 26 et 27 septembre.
Coup d’envoi sous forme de lecture inaugurale avec le phénomène Lisette Lombé le 25/09 à 18.30h, suivie d’une table ronde – Performer les mots: sur l’acte du partage – à 19.00h, et en clôture, à 21.15h, Céline Camara performant Léa ou la théorie des systèmes complexes, le récit primé de Ian De Toffoli.
Ensuite – et ça urge –, il y a le grand rendez-vous annuel traditionnel du Theaterfest aujourd’hui, ce vendredi 18 septembre, sur la Place d’Armes de Luxembourg, occasion idéale pour tout connaître des programmes de saison de 19 des 23 membres de la Theater Federatioun: centres culturels, compagnies, collectifs et bien sûr théâtres (cfr Hanokh, tout l’univers d’Hanokh Levin, maître de l’humour noir et de la comédie humaine en janvier au TOL, visuel ci-dessous). Le but du Theaterfest est de créer la rencontre sur cette place centrale de la capitale entre les passants et amateurs de danse et de théâtre d’une part et les professionnels des arts de la scène de l’autre.

Au programme du Theaterfest: l’installation du collectif Bombyx, Keng Méck, Kee Schockela, les proposition chorégraphiques de la Scorpio Dance Company – créations courtes et dynamiques mêlant danse contemporaine, théâtre physique et énergie collective –, les improvisation théâtrales déambulatoires de l’Ecole de Théâtre de Luxembourg en collaboration avec la Ligue d’Improvisation Luxembourg – autant de moments spontanés, drôles, poétiques et interactifs –, la poésie physique du clown de DelToe Joe, la fusion aux influences celtiques, latines et méditerranéennes d'Authentica, la plume du poète colporteur Augustin Rémy-Palisson écrivant de nouveaux vers pour les passants qui iront à sa rencontre, les artistes de Muse asbl avec un extrait de leur spectacle réunissant opéra, danse et théâtre Nô japonais, la musique de DJ Lowic, le projet de théâtre musical Luxembourg All In de Schorsch Kamerun, sans oublier l’electronic-world-dram pop d’ÆM.
Le tout en ajoutant la répétition ouverte du spectacle Du Pain et des Jeux de la compagnie Eddi van Tsui, à 18.00h, ce, au Grand Théâtre.
Et puis, toujours Place d’Armes, le Cercle Cité ouvre ses portes au public les 19 et 20 septembre: tout un week-end entrée libre (de 12.00 à 18.00h) de visites guidées du Bel-Etage ainsi que de l’expo photographique More than a Postcard. Le Luxembourg entre arrivée et départ issue des collections de la Photothèque de la Ville et présentée dans le Ratskeller (en français le samedi 19/09 à 15.00h), visites escortées par une création chorégraphique originale de Norah Noush, Threads/ le fil invisible, invitant à percevoir le bâtiment comme un espace vivant et sensible (samedi et dimanche à 17.00h).
Ah oui, si les pieds vous chatouillent, la 3ᵉ édition du Mad Ones Fest est faite pour vous, au Schluechthaus (5, rue de l'Abattoir, Hollerich) qui vibrera au rythme du punk rock, du hardcore et de leurs courants affiliés, vendredi 18 au dimanche 20 septembre. Trois jours de concerts, trois scènes et 25 groupes à l’affiche, soit, la garantie d’une expérience musicale aussi alternative qu’intense.
Enfin, sachez non seulement que Frank Jones accroche ses toiles dans le château d'Aspelt rénové jusqu'au 4 octobre (vernissage ce 18/09, de 16.00 à 19.30h, assorti d'un festival de théâtre les 19 et 20/09) mais que Nina Tomàs est la lauréate de la Bourse Francis-André 2026, dotée de 15.000 euros, destinée à soutenir le développement de son projet Murmures sur les deux prochaines années. Construite autour du textile et de supports qui dépassent ses usages traditionnels, la pratique de l'artiste s'ouvre aujourd'hui à une nouvelle dimension: le son, comme vecteur de liaison entre peinture murale, installation sculpturale et récits en éditions cousues main.
Allez, il est l’heure de l’observation, de la contemplation et de la remise en question, donc d’Adret, et pour la cause, on file à Montauban-Buzenol.

Premiers pas dans Adret, l’expo automnale du CACLB (Centre d’art contemporain du Luxembourg belge). Je pousse la porte du petit «Bureau des forges», transformé par Frédéric Fourdinier en refuge autour de la marche, autour de l’arpentage, autour de l’archivage. Ce que l’artiste propose n’est pas un produit fini mais tient du laboratoire où mettre en lumière son long processus à coups de «dark gletschers» (ou matières noires) et de petits feuillets manuscrits, où consigner et répertorier ses notes lors de sa traversée des Alpes, des glaciers, des zones industrielles aussi. Sous la charpente dudit «Bureau», petit lieu blanc, il fait circuler un leporello, forme donnée à la retranscription des sensations et des anecdotes nées de son observation du territoire.
L’espace René Greisch – espace d’expo proprement dit du CACLB – étant un assemblage de containers maritimes, c’est au premier étage que se rencontre Jérôme Bouchard qui s’intéresse aux outils qui interrogent le réel… mais ne sont jamais d’une exactitude neutre, orientant/fabriquant notre imaginaire.
C’est pourquoi l’artiste a entrepris de scanner le site afin de réaliser un relevé numérique… censé être d’une précision extrême mais qui, en fait, a fait surgir des formes de vie autrement invisibles. La machine (appareil LiDAR) n’avait rien enregistré de la couche du sol sous les fougères, ni de la présence de l’eau. Donc, au lieu de prétendre tout résoudre, l’appareil avait fait apparaître la difficulté de représenter le lieu. Et ce sont ces non-données, ces matières indéfinies, ces absences et ces fantômes que Bouchard transfère et ancre sur de monumentaux papiers calques (visuel ci-dessus). Animant ainsi une étrangeté, un trouble visuel, cognitif et… esthétique.
Expo accessible jusqu’au 18 octobre. Entrée libre les samedis et dimanches de 14.00 à 18.00h. Infos: www.caclb.be
Notez, ce dimanche 19/09, à 15.00h, une rencontre de Vincen Beeckman dont les photographies sont pénétrées d’humanité, avec Pascale, femme malvoyante qui a touché l’artiste par son bonheur d’apprendre par l’image. Se guidant mutuellement, ils sont partis cet été à la découverte de Montauban. Et lors de la présentation publique de ce dimanche, les instants captés par elle et par lui pourront être vus du bout des doigts, après leur conversion en objets 3D, associés à des podcasts, des sons et éléments récoltés.

Et hop, Venise, 1h40 de vol, puis le bateau-bus du terminal jusqu’à l’embarcadère San Marco: 1h20 de navigation, le temps pour les embruns de t’en mettre plein les mirettes, en longeant notamment Murano et le Lido où se déroule le tapis rouge de la Mostra.
Tout le monde descend, la ville amoureuse des canaux qui gondolent, des ponts qui soupirent, des (très) étroites ruelles et des palazzis – dont celui des Doges, et le Palazzo Grassi de la Collection Pinault, et le Palazzo Pisani acquis par le styliste Dries Van Noten, un joyau qui abrite jusque mi-octobre une somptueuse expo de jeunes créateurs dont les œuvres slaloment entre de sublimes toilettes signées Christian Lacroix –, la ville amoureuse, dis-je, se déshabille à pied, jusqu’au vertige.
Je croise la casa de Goldoni, le balcon de Casanova, la Fenice, opéra construit au XVIIIe dans le style néo-classique, et les églises semées comme des cailloux, et ces portes ouvertes sur des phares plastiques (cfr Lee Ufan au SMAC, Arthur Jafa & Richard Prince à la Fondation Prada, Patrick Saytour et son parcours fait de plis et de brûlures, de surfaces instables, dans le Palazzo Vendramin, Marcel Duchamp…), et ces autres lieux en ordre dispersé où la Biennale d’art se fragmente en pavillons, dont celui de l’Ethiopie qui accueille Shapes of Silence de l'artiste Tegene Kunbi, proposition centrée sur la peinture et la condition politique et sociale du silence, plutôt que sur une installation sonore spécifique, dont aussi celui de la Nouvelle-Zélande où Fiona Pardington, inspirée par Dante situant «le purgatoire» dans l’hémisphère sud, plonge son regard dans celui d’oiseaux menacés d’extinction.
Au cœur de la boussole, deux points cardinaux, les Giardini et l’Arsenal.
L’Arsenal, un monstrueux paquebot de briques rouges, son dédale de salles… où la Biennale d’art contemporain – une 61e édition sans paillettes intitulée In Minor Keys – d’une rare intensité politique et symbolique, en prise avec les enjeux du temps, crache les débats qui secouent le monde, héritage colonial inclus.
Au premier étage de la sale d’Armi, La Merde d’Aline Bouvy – artiste plasticienne belge représentant le Luxembourg – fait courir les foules et des avis… contrastés, surtout quant à la projection sur grand écran d’une performance d’un être-étron qui exacerbe le jugement et le malaise de son auditoire jusqu’au dégoût. Sinon, devant un vaste miroir convexe, se tient Excremential, dixit E.T., créature héritée de Spielberg dont le corps (blanc comme un cierge) résulte de la métamorphose entre le personnage original et la silhouette de l’artiste.
Les Giardini où, comme son nom l’indique, des jardins à perte de vue servent d’écrins aux pavillons nationaux – je me permets de relever celui de la Finlande, avec des géants de tissu inspirés du folklore nordique réinventé, celui de la France, avec des narrations visuelles où paysages, archives et récits personnels se rencontrent, celui de l’Espagne, avec sa mosaïque de cartes postales, celui du Canada, avec d’étranges nénuphars flottant sur un miroir d’eau tout aussi étrange, celui de la Belgique, où Miet Warlop, artiste flamande, grave des mots sur des plaques de plâtre qu’elle fracasse de rage, en révolte contre la pauvreté du langage, jusqu’à devenir chaotique, incompréhensible.
Et puis, et enfin, on y est, il y a la Casa San Lorenzo (ou Casa Sanlozenzo), un espace culturel et artistique de 1.000 m² situé juste en face de la Basilique Santa Maria della Salute, transformé en un fabuleux cabinet de curiosités contemporain (visuel ci-dessus) où dialoguent 60 œuvres (verre, céramique, textile, métal, bois...) réalisées par 27 artisans d’art luxembourgeois réunis par De Mains De Maîtres – l’association fête ses dix ans aujourd’hui –, dont l’expertise en la matière, les métiers d’art, rayonne désormais à l’international, la preuve avec Homo Faber, prestigieux salon (biennal) d’artisanat d’art devenu son partenaire.
Je m’explique. Commençons par le début.
De Mains De Maîtres, association luxembourgeoise, organise une expo collective depuis 2016, cette expo, en l’occurrence biennale, qui investit l’emblématique 19 Liberté (à Luxembourg) tous les deux ans et qui célèbre le temps, la transmission et la lumière comme force de révélation, a tôt suscité l’intérêt de la Michelangelo Foundation dédiée elle aussi à la valorisation de l’artisanat d'art contemporain et à la mise en orbite de maîtres artisans, au point d’initier dès 2018, une expo internationale d’envergure baptisée «Homo Faber», laquelle, à Venise, s’intitule «Homo Faber in Città»… accueillant des artisans à la fois italiens et luxembourgeois.
Alors, concrètement, et précisément, «Homo Faber in Città» désigne deux expos. L’une se tient dans la Fondazione Giorgio Cini, un monastère qui s’étale sur l'île de San Giorgio Maggiore, cette expo, An Island of Light, scénographiée en 15 installations immersives par la célèbre designeuse britannique Es Devlin, est d’une beauté inouïe (à découvrir jusqu’au 30 septembre). Certes, c’est spectaculaire, luxueusement spectaculaire, oui, mais, en même temps, l’émerveillement est cela qui peut détourner le regard de l’indifférence – ce qu’il importe aussi de surligner, c’est que des oeuvres de deux céramistes luxembourgeoises, Doris Becker et Ellen van der Woude, figurent dans cette mirifique sélection de 700 objets de 500 créateurs d’exception.
Où le temps tout anoblit en s’échappant de l’accélération affairiste et belliqueuse de notre société.
La seconde expo est donc accueillie sur l’île voisine, la Salute, dans la Casa San Lorenzo. Au rez-de-chaussée, espace consacré aux artisans luxembourgeois, voilà… Fiat Lux. Quant au premier étage, il est dévolu à une fraction d’ «Homo Faber» incarnée/représentée par des maîtres exclusivement vénitiens qui métamorphosent les salles par le geste, la matière et la lumière en une remarquable succession d’environnements et d’objets aussi raffinés que prestigieux.
Mais zoom sur Fiat Lux, qui explore la lumière comme un véritable langage.

Voici un regard sur l’expo à travers quelques fragments de matières, de gestes et de savoir-faire, à l’exemple donc des floraisons de Yanis Miltgen qui de la lumière fait naître le vivant, tout comme Olivia Topla qui transpose courbes et vibrations organiques dans des sculptures en papier mâché (visuel ci-dessus). Avec Marie-Isabelle Callier, c’est de papier ciré qu’il est question, sur lequel elle peint des forêts primaires devenues sous-marines. Quant à Marie De Decker, elle puise dans la dentelle des Flandres et le travail de l’or de l’ancien Empire du Mali pour offrir à l’espace un entrelacement de motifs ajourés, appelé filigrane.
Création sculpturale inattendue avec Charlotte Payet qui superpose des bouteilles en PET recyclées et tissées en totem, une fascination visuelle qui anime une réflexion sur la consommation et la durabilité.
Au rayon textile, il y a le duo Anne Bauler & Denise Schumann qui aventure la couture entre mode et sculpture, il y a Pascale Putz et ses abstraites formes souples en tissage de lin feuilleté d’or, il y a Sandra Resende et ses Kemet, ses «terres noires» obtenues au point noué, il y a Carine Mertes, orpailleuse de laine, et ses rouleaux de mérinos mêlé à de la soie, et il y a les fantaisistes coiffes colorées de la modiste Sandy Kahlich.
Et puis, il y a la vibratoire marqueterie de paille de Letizia Romani, l’étonnant sort que Pascale Seil jette au verre soufflé. Sinon, c’est la céramique qui a la cote, avec Doris Becker est son Cercle des fées, Anaïs Chappron, Megha Goenka, Camille Jacobs, Laure Mackel, Stefani Staltari, Marianne Steinmetzer, Malou Tibor et Ellen van der Woude, un univers perfusé par le blanc et disposé, selon l’échelle des pièces, dans les bruns rayonnages d’une étagère, une bibliothèque de mémoire.
Et pour clore, de la sculpture en pierre, albâtre ou bois, autant de sentinelles, autant de célébrations du sensible signées par Tom Flick, Anne-Marie Grimler, Nuno Quintino, Laurent Turping et Nadine Zangarini.
Fiat Lux fait joliment voyager l’artisanat d’art luxembourgeois dans son excellence, ses traditions et réinventions, et ça vaut le détour. Jusqu’au 30 septembre, de 10.00 à 19.00h.
Accessoirement, vous pouvez accéder à la Casa San Lorenzo en longeant le Palais Venier dei Leoni, là où patiente la collection Peggy-Guggenheim…
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